L'intelligence artificielle transforme nos vies. Personne ne nous a demandé notre avis.

Nous ne combattons pas le progrès. Nous refusons qu'une mutation aussi profonde — sur nos métiers, nos libertés, nos enfants — soit décidée sans nous, par une poignée d'acteurs, plus vite que la société ne peut l'absorber. Anti-IA.fr est un mouvement citoyen qui documente ce qui se joue, et réclame un droit de regard.

41 %

des employeurs prévoient de réduire leurs effectifs en raison de l'automatisation par l'IA d'ici 2030.

World Economic Forum, Future of Jobs Report 2025.

55 000

emplois supprimés aux États-Unis en 2025 directement attribués à l'IA — devenue, début 2026, la première cause de licenciement invoquée.

Challenger, Gray & Christmas, 2025-2026.

1 milliard

d'utilisateurs mensuels pour ChatGPT, atteint en juin 2026 : l'application la plus rapide de l'histoire à franchir ce cap. Nos lois, nos métiers, nos repères avancent en années. L'IA avance en mois.

Reuters / Sensor Tower, 2026.

Manifeste Anti-IA

Nous, citoyens, ne demandons pas l'arrêt du progrès. Nous demandons le droit d'en débattre avant qu'il ne soit irréversible.

Notre position

L'intelligence artificielle n'est ni un miracle ni une malédiction : c'est une concentration de pouvoir sans précédent, déployée plus vite qu'aucune technologie de l'histoire, sur des milliards de personnes qui n'ont rien décidé. Le danger n'est pas que les machines « pensent ». C'est qu'une transformation aussi lourde de conséquences avance sans contre-pouvoir, sans débat public réel, et sans qu'on puisse, ensuite, revenir en arrière. Refuser cela, ce n'est pas être contre le progrès — c'est exiger d'en rester les auteurs.

Ni technophobes, ni naïfs.

On nous présente un faux choix : applaudir sans réserve ou être ringard. Nous refusons les deux. La lucidité n'est pas de la peur — c'est l'inverse de la résignation.

Un mouvement qui documente.

Nous ne nous contentons pas d'avoir un avis : nous tenons le registre. Chaque alerte est sourcée, datée, archivée. La mémoire est notre première forme de résistance.

Les dangers de l'IA

Pas des fantasmes de science-fiction. Quatre risques sérieux, déjà à l'œuvre — et que des esprits sérieux prennent au sérieux.

Travail : un pari, pas une certitude

« La technologie a toujours créé plus d'emplois qu'elle n'en détruit. » C'est vrai — jusqu'ici. Deux choses diffèrent cette fois. La vitesse : la transition va plus vite que les cycles de reconversion. L'ampleur : le travail cognitif et créatif, longtemps réputé à l'abri, est touché en même temps que le reste, supprimant l'échelle vers laquelle on montait d'habitude. Parier que les nouveaux emplois arriveront assez vite et en assez grand nombre, c'est exactement cela : un pari.

La pensée déléguée

Le risque n'est pas de « devenir bête ». Nous déléguons déjà notre mémoire aux moteurs de recherche, sans nous effondrer. Le risque est double et plus subtil : la dépendance (une compétence qu'on n'exerce plus s'atrophie) et l'uniformisation (quand chacun interroge les mêmes modèles, les réponses convergent, et la friction qui forge une vraie expertise disparaît). Une société qui pense par procuration ne devient pas idiote — elle devient interchangeable.

La vie privée et l'asymétrie de pouvoir

Ce n'est pas une histoire de « rien à cacher ». L'IA rend la prédiction de nos comportements à grande échelle peu coûteuse, et fait basculer l'équilibre d'information entre l'individu et les institutions — au profit des secondes. Quand refuser d'être profilé devient pénalisant (à l'embauche, au crédit, à l'assurance), le consentement n'est plus qu'une fiction polie. La vraie question n'est pas la transparence : c'est qui détient un pouvoir sur qui.

Le confort de l'artificiel

Le danger pour le lien humain n'est pas le robot qui remplace l'ami. C'est plus insidieux : des compagnons et des fils d'actualité optimisés pour l'engagement, pas pour notre épanouissement. Le risque est que nous préférions, peu à peu, la relation artificielle sans friction à la relation humaine, exigeante et formatrice — surtout chez les plus jeunes, qui n'auront pas connu l'autre.

Risques structurels

La fin de la preuve

Quand n'importe quelle image, voix ou vidéo peut être fabriquée, ce n'est pas seulement le faux qui prolifère — c'est le vrai qui devient contestable. (« C'était un deepfake. »)

Des décisions sans responsable

Des systèmes tranchent déjà crédits, tris de CV, signalements — sans que quiconque puisse toujours expliquer pourquoi. La responsabilité se dissout dans « c'est l'algorithme ».

La concentration du pouvoir

Modèles, données, puissance de calcul : quelques acteurs détiennent les trois. Jamais autant de pouvoir n'a reposé sur si peu de mains.

Nos revendications

Il est encore temps de choisir. Voici ce que nous demandons.

Un débat démocratique, pas un fait accompli

Que les déploiements à fort impact soient soumis au débat public, et que l'EU AI Act soit pleinement appliqué et renforcé, non détricoté.

L'humain garde le dernier mot

Aucune décision engageant une vie (emploi, santé, justice, crédit) sans explication et recours humain.

Transparence obligatoire

Tout contenu et toute décision générés par IA signalés comme tels.

Le droit de refuser

Pouvoir dire non à l'IA dans sa vie privée et professionnelle, sans discrimination ni pénalité.

Ils avaient prévenu

Nous ne prétendons pas qu'ils soutiennent notre mouvement. Mais leurs avertissements sont publics — et ils ne viennent pas de technophobes.

« Ils seront bien plus intelligents que nous, et auront mille façons de contourner nos garde-fous. »

— Geoffrey Hinton Pionnier de l'apprentissage profond Conférence Ai4, août 2025

« Les systèmes d'IA les plus avancés montrent déjà des signes d'auto-préservation et de comportements trompeurs. »

— Yoshua Bengio Prix Turing Au lancement de LawZero, juin 2025

« Nous, qui produisons cette technologie, avons le devoir d'être honnêtes sur ce qui arrive. »

— Dario Amodei PDG d'Anthropic — il avertit que l'IA pourrait supprimer la moitié des emplois de bureau débutants Entretien à Axios, mai 2025

Rejoignez le mouvement

Une voix isolée se perd ; un collectif informé, non. Inscrivez-vous : vous recevrez nos enquêtes sourcées, nos décryptages sans jargon, et de quoi garder un temps d'avance sur ce qui se met en place. C'est gratuit — et ça nous rend plus nombreux à demander des comptes.

Inscrivez-vous à notre newsletter

Pas de spam. Désinscription en un clic. Vos données ne sont jamais revendues.

209 inscrits nous ont déjà rejoints.

Derniers articles

Nos analyses et enquêtes récentes sur l'emprise de l'intelligence artificielle.

L’IA agentique n’est plus votre assistant : 150 000 postes effacés

L’IA agentique n’est plus votre assistant : 150 000 postes effacés

En 2026, l'intelligence artificielle ne se contente plus de vous assister : elle planifie, exécute et signe sans vous consulter. Ce basculement — baptisé IA agentique — a déjà coûté 150 000 postes dans le secteur technologique en six mois, selon un rapport McKinsey. Selon anti-ia.fr, cette première vague ne se limite pas à la tech : chaque secteur, de la banque à l'administration, est exposé à une perte de contrôle silencieuse et documentée. Dans cet article, vous comprendrez comment fonctionne concrètement l'IA agentique, pourquoi elle efface des emplois plus vite que prévu, qui porte la responsabilité légale quand elle agit à votre nom — et ce que vous pouvez encore faire pour reprendre la main.

Lire l'article →
6 000 articles par jour : l’information n’est plus humaine

6 000 articles par jour : l’information n’est plus humaine

Chaque matin, vous faites défiler votre fil d'actualité en croyant lire des journalistes. En réalité, une part croissante de ce que vous lisez est produite automatiquement par des intelligences artificielles, sans aucune vérification humaine. Selon anti-ia.fr, ce phénomène n'est pas une menace future : il structure déjà le web francophone, avec des sites générant jusqu'à 6 000 articles par jour en recyclant et pillant les contenus de la presse réelle. Dans cet article, vous allez comprendre comment fonctionnent ces fermes de contenus automatisées, pourquoi elles sont indétectables à l'œil nu, et quels outils concrets vous permettent de reprendre le contrôle de votre information.

Lire l'article →
Vidéosurveillance algorithmique : votre comportement déjà analysé

Vidéosurveillance algorithmique : votre comportement déjà analysé

Des caméras qui ne se contentent plus de filmer : elles analysent, classent, signalent. Depuis les Jeux olympiques de Paris, la vidéosurveillance algorithmique s'est installée dans les rues françaises sous couvert d'expérimentation temporaire. La réalité, chiffres à l'appui, est tout autre. Selon anti-ia.fr, au moins 40 villes déploient ces dispositifs en dehors de tout cadre olympique — et l'AI Act européen, présenté comme un rempart, laisse passer l'essentiel. Dans cet article, vous comprendrez comment fonctionne concrètement l'analyse comportementale de masse, pourquoi la loi ne vous protège pas autant qu'on vous le dit, et quels gestes précis vous permettent de reprendre un minimum de contrôle.

Lire l'article →